Les travaux de la digue se poursuivent conformément au calendrier du projet. La première étape a consisté à créer le soubassement de l'ouvrage. Cette fondation sous-marine a été réalisée grâce à un ponton diffuseur relié à une drague. Les matériaux déposés en mer ont permis de constituer l'assise de l'ouvrage.
Une fois la base créée, les travaux se sont poursuivis avec la mise en œuvre de matériaux de plus grande taille. Les entreprises du groupement ont successivement installé :
Ces blocs en béton spécialement conçus pour les ouvrages maritimes assurent la stabilité et la protection de la digue face à l'action de la houle.
L'ensemble du linéaire a ensuite été construit jusqu'à la cote +8,00 CMH (Cote Marine du Havre), correspondant au niveau de la marée haute.
En savoir plus sur les travaux d'enrochements et d'AccropodesTM
Le raccordement à la digue existante représentait un défi technique particulier. L'opération comprenait la réalisation d'un ouvrage de génie civil ainsi que la jonction entre :
Pour garantir la continuité et la performance de l'ouvrage, plusieurs tétrapodes ont été retirés puis repositionnés afin de s’imbriquer aux AccropodesTM.
Cette étape est aujourd'hui terminée.
Les travaux se concentrent désormais sur l'élévation de la digue jusqu'à sa hauteur définitive, fixée à +14,00 CMH (Cote Marine du Havre).
Cette nouvelle phase est menée dans le sens inverse de la première construction, depuis la digue sud du port historique vers la digue nord de Port 2000.
En parallèle, le chantier se prépare à entrer dans une nouvelle étape avec le démarrage prochain des opérations de dragage, prévu à partir de novembre 2026.
Pour mener ces travaux, le navire Peter the Great, exploité par DEME Group, a récemment rejoint le chantier. Long d’environ 60 mètres et large de 17 mètres, ce ponton flottant, appelé « ponton dipper », est maintenu en position grâce à ses pieux d’ancrage. Il assurera l’excavation des matériaux à l’aide de son godet, dont la capacité peut atteindre 25 m³.
Les matériaux extraits seront ensuite transportés par chaland - bateau à fond plat - jusqu’au site d’immersion d’Octeville.
Particulièrement imposant, ce ponton « dipper » est également très performant pour ce type d’intervention, où il est nécessaire de concilier rendement et précision.
Le projet, d’un montant total de 197 M€, bénéficie d’un financement réparti comme suit : 86,05 M€ par la Région Normandie, 3,6 M€ par l’État, 24,9 M€ par l’Union Européenne (via le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe) et 82,45 M€ par HAROPA PORT.