Mesures “Éviter, Réduire, Compenser” (ERC) : une zone humide de 10,8 hectares déjà suivie par les écologues

Dans le cadre des mesures de compensation environnementale associées aux travaux de la chatière, HAROPA PORT a créé une zone humide de 10,8 hectares à proximité de Port 2000. Les premiers suivis écologiques mettent en évidence l'installation de plusieurs espèces d'oiseaux et confirment l'intérêt écologique du site.

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Zone humide créée à proximité de Port 2000 _ Mesures ENV chatière - Agrandir l'image, fenêtre modale
©HAROPA PORT

Le réemploi des sédiments au cœur du projet d'aménagement

Le terrain retenu pour la mesure compensatoire se situe sur une partie du casier de dépôt de sédiments situé à l’Est de Port 2000 utilisé lors des différentes phases de création de Port 2000. Stockés temporairement sur le site, les matériaux ont notamment été réutilisés pour construire la digue de la chatière. 

Cette logique de réemploi a permis de limiter les transports de matériaux tout en donnant une seconde vie à un espace déjà artificialisé.

Une fois le casier entièrement vidé, HAROPA PORT a engagé ses travaux d’ingénierie écologique.

Recréer des fonctionnalités écologiques favorables à la biodiversité

L'opération a abouti à la création d'une zone humide couvrant près de 10,8 hectares. L'aménagement comprend notamment une mare d'environ 2 hectares.  

Cette mesure s'inscrit dans le volet « Compenser » de la séquence ERC mise en œuvre pour le projet d'accès fluvial à Port 2000.

Un suivi scientifique assuré par un bureau d'étude spécialisé

Le site fait l'objet d'un suivi écologique pluriannuel. HAROPA PORT a confié cette mission à un  bureau d'études, chargé d'évaluer l'évolution du milieu et la colonisation progressive des habitats créés.

Les premiers inventaires mettent en évidence la présence de plusieurs espèces observées sur la zone humide :

  • canards, dont le le plus gros de l’estuaire le Tadorne ;
  • goélands cendrés ;
  • quelques avocettes ont également été aperçues mi-juillet ;  
  • et le crapaud calamite, qui a déjà conquis les espaces en eau.  

La présence du goéland cendré constitue un signal intéressant pour les écologues. Espèce nicheuse peu commune à l'échelle nationale, elle traduit l'attractivité potentielle des habitats nouvellement créés.

Une mesure qui complète les autres actions environnementales du chantier

La création de cette zone humide s'inscrit dans un dispositif plus large de mesures d'évitement, de réduction, de compensation et d'accompagnement déployées dans le cadre du projet. Parmi les actions déjà mises en œuvre figurent :

  • suivi du bruit sous-marin : des bouées équipées d'hydrophones ont été déployées afin de surveiller le bruit généré par les travaux et de limiter les perturbations susceptibles d'affecter les mammifères marins ;
  • préservation du chou marin : des graines ont été récoltées et des plants déplacés depuis les zones concernées par les travaux afin de favoriser la conservation de cette espèce caractéristique du littoral ;
  • amélioration des connaissances sur les phoques veaux-marins : des études menées permettent également de mieux comprendre les déplacements et la fréquentation de l'estuaire par ces mammifères marins.

À travers cette opération, HAROPA PORT poursuit la mise en œuvre concrète de la démarche ERC associée au projet d'accès fluvial à Port 2000.