Travaux : Travaux de la digue de la chatière, la base de l’ouvrage arrive à son terme

La construction du soubassement de la digue de la chatière repose sur des opérations maritimes de précision et un suivi environnemental renforcé. Cette phase du chantier consiste à créer la base immergée de l’ouvrage, permettant la pose des Accropodesᵀᴹ. Réalisées en mer grâce à des moyens nautiques spécialisés, les opérations font l’objet d’un suivi bathymétrique régulier.

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©HAROPA PORT / Samuel Salamagnon

Le soubassement de la digue entre dans sa phase finale

Engagés depuis mi-février 2026, les travaux de soubassement consistent à construire la base immergée de la future digue de la chatière.  

Cette assise constitue le socle de l’ouvrage. Elle est composée de matériaux sablo-graveleux aux propriétés mécaniques adaptées, dont une partie est issue de la revalorisation des matériaux de dragage du futur chenal.  
Leur mise en œuvre est réalisée à l’aide d’un ponton diffuseur, alimenté par une conduite flottante reliée à un navire assurant leur acheminement.

Près de 800 000 m³ de matériaux ont été mis en œuvre sur les 1 800 mètres de digue, sans interruption du trafic commercial du port.

Les travaux sont réalisés par Terélian et son co-traitant DEME, sous le pilotage de HAROPA PORT.  

Bon à savoir : le soubassement permet la mise en place des Accropodesᵀᴹ, dont la pose a débuté fin avril 2026

Un chantier maritime suivi avec précision

Un contrôle bathymétrique

L’ensemble des opérations fait l’objet d’un suivi bathymétrique régulier. Ce contrôle des profondeurs et de la géométrie du fond marin garantit la bonne répartition des matériaux et donc la conformité de l’ouvrage.

Ces données sont essentielles pour ajuster les opérations en temps réel.

Un dispositif innovant de suivi de la turbidité

En parallèle, HAROPA PORT assure un suivi continu de la turbidité avec l’aide des sociétés I-SEA et HOZRO. Ce dispositif repose sur plusieurs outils complémentaires, notamment la modélisation prédictive et l’imagerie satellitaire, et permet ainsi de mesurer  la qualité du milieu marin, en distinguant les phénomènes naturels de ceux liés au chantier. En cas de  panaches turbides liés aux travaux, les équipes peuvent ainsi alerter et intervenir.  et d’adapter les opérations en cas de dépassement de seuil.  

Une fois cette première phase achevée en mer, les entreprises poursuivront la construction de la digue depuis la terre. La réalisation de l’ouvrage repose ainsi sur une coordination étroite entre les interventions maritimes et terrestres.